J'AI BLESSÉ LE SAXAGÉNAIRE

J'ai blessé sans vergogne sans fronde dans une fronde le sexagénaire serpent dragon de nos trésors.
Vois-tu l'impact de sang sur mon front sur mes tempes insolents, sur mes mains souillées ensanglantées ?
Vois-tu l'éclaboussure de sang sur mon sombréro hispanique, sur mon accoutrement ricain ?
Vois-tu l'effusion de sang gouttelant de ma langue de mon langage vipérins ?

J'aurais pu d'avantage m'introduire dans le temple sacré des mânes qui veillent sur nos âmes et pénates,
Et Abraham défiant Nérone, détruire les statues-divinités et les masques métaboliques
Qui animent l'esprit des danseurs initiés,
Si le hasard ne m'avait pas dessillé les yeux, en m'entrainant chez l'Envahisseur
Pour que ma nature dénaturée fasse à la fois le sujet et l'objet des discussions byzantines.

© Charles Coulibaly Nountché

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