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PÉNÉLOPE, NE ME TROMPE PAS !

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Alors qu’un bon matin Un disque teint ivoirin Faisait fort des efforts Pour éclore d’Aurore, Un souverain soudain Attrapa son larbin Sur le drap de sa femme. Ô crime sur l’infâme ! Que nos matins se lèvent Avec les mystères Des nuits, riches en rêves, En rapt des Jupiter ! Ô oracle Pythie ! De ce dieu qui mit nues Les nuits aux incubes, Les nuits aux succubes, Dis ! lors de mon voyage, Pénélope était sage ? © Charles Coulibaly Nountché © Les Neuf Muses Peinture: http://www.quizz.biz/quizz-897650.html

LE CLODO DU JARDIN D’AMOUR

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Cet homme que voilà, là-bas, qui vient de savoir ma présence, a une apparence qui trompe. Il raisonne bien en philo, mais il s’habille d’oripeaux pour faire croire qu’il est clodo. Or il a un parfum de haute marque qui puisse de la dilatation de son baume et de sa flagrance ressusciter les victimes de la réaction de fission d’atome d’Hiroshima et de Nagasaki. Il a choisi une seule place dans ce jardin d’Amour à côté de ce bassin artificiel langui d’un château détruit. Il a une mallette de pur cuir rembourrée, parce qu’elle contient sans doute plusieurs œuvres de chef-d’œuvre. Le voilà qui l’ouvre presto. Je me contente d’être vu de lui et la seule personne à qui il dit maintenant « Salut !». Car ce clodo a un égo qui semble n’avoir aucune notion d’alter ego. Il a commencé à lire à la façon d...

A UNE FRAICHE ÉGÉRIE

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Tu sais, belle égérie, quand d'un occasionnel Festin, je me retrouve avec ces miniatures Dont pullule ce cosmos, que d‘une aquarelle J’essaie de peindre pour en faire des créatures Pleines de bonté, de beauté surnaturelle, Je me pose des questions sur l’œuvre divine Dont tu fus extraite toute fraiche, ô ma muse ! Souvent, incapable de les rendre fines, De tracer l’orée de leurs visages de ruse, De leurs bustes décrus, je me dis, taciturne, Qu’une déesse enchanteresse de ces héros Mythiques, s’était arrogé le droit après Sa résurrection de me faire boire une eau Contenant de cet élixir d’amour express, Pour que je sois un dieu surnommé Gigolo. Y a-t-il une beauté exquise, fine telle Que ta beauté de prestance, dans notre monde ? Ta beauté dotée d’une féerie immortelle ? Hein ? Y a-t-il une fée au-delà des ondes, Fée qui eût pu partager l’ambroisie du Ciel ? Quand je t’ai vue, dans cette soirée d’apparat Parmi ces midinettes poudrées et fardées, Sous ce...

MA TERRE

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Ma terre n’est pas synonyme De faim de famine de disette de misère D’épidémie de pandémie des fléaux des malheurs Ma terre n’est pas synonyme De désastre de massacre de génocide inouïs D’horreur abattue sur vos peuples un temps révolu Ma terre n’est pas antonyme D’un âge d’or d’un siècle des Lumières D’une civilisation sans fureur sans horreur Ma terre n’est pas antonyme D’une modernité en toute perte de vitesse D’une ingéniosité d’une créativité sans cesse Ma terre n’est pas homonyme Des contrées les plus mendiantes sur Terre Pour être épargnée de la battue des chasseurs Ma terre n’est pas homonyme Des celles qui ont plus besoin d’aumône Pour ne jamais être dividende des tsars de ce monde Ma terre est surtout victime De vos invasions humiliantes récurrent...

PAYS DE MAMIE ET PAPI

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Dans le pays de mamie Pas d’hôpital Dans le pays de papi Pas d’hôpital Les bons barons qui les régentent Leur conseillent les prodiges plantes En inaugurant les pierres angulaires Aux chevets des vieux valétudinaires Dans le pays de mamie Pas d’eau potable Dans le pays de papi Pas d’eau potable Les femmes y vont puiser au marigot Tandis que s’y abreuvent les bestiaux Les enfants là-bas ont de ventre gros Comme plus d’un sucés des vermisseaux Dans le pays de mamie Pas de courant Dans le pays de papi Pas de courant Papa leur a offert un vieux générateur Mamie et papi en étaient trop fiers Qu’ils leur ont dit : « c’est pour vos galas ! Ne l'utilisez pas pour les politicards ! » © Charles Coulibaly Nountché © Chants d'âme sur khalam Peinture: http://www.galerie-creation.com

LE VENT QUI SOUFFLE

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Le vent qui souffle Ne m’effleure pas Bloqué par les bois Qui infectent la selva D’un relent qui essouffle. © Charles Coulibaly Nountché © Les Sons de balafon Photo: FORÊT TROPICALE/ Peinture naïve d'Idrissa Diarra

PUISSÉ-JE T'ÊTRE UN APOLLON !

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Oum ! Hé ! Hé ! Elles tournent sur ses reins rotatifs, Ces fesses si callipyges dodelinant Dessus ses cuisses et ses élans moins hâtifs ! Ô Magnouma ! puissé-je t'être un Apollon, Qui te surveille jusqu'au Marigot des caïmans, Où une madone est immolée chaque saison ! J'ai ma dague, et mon arc et mon arquebuse. Tu sais que je suis d'un sora le descendant, Et le digne fils d'un koriste, ô ma Muse ! J'enfoncerais ces traits dans la gueule dentelée D'un des reptiles sauriens, dans l'onde grouillant Sur la chair de tes cuisses sensuelles galbées. J'aurais pour tâche de remplir ton canaris, De veiller sur ta beauté virginale, en jouant Ma Kora pour encenser ta pieuse féerie. © Charles Coulibaly Nountché Publié le 13 avril 2016 Peinture: https://www.artactif.com/zabou/galerie/ombre-africaine_44605.htm