LE POÈTE EMPRISONNÉ

POÉSIE ET PROSE
LE POÈTE EMPRISONNÉ

Les Muses cèdent le foyer aux idées noires
Et la plume est un faix
Sous les pas lourds des Cerbères
Qui imposent un silence de cimetière

Derrière les quatre murs étanches
Chahute le moteur du Fourgon-sans-hublot
Ô mémoire du Train de la mort !
Ô mémoire de l'ile de Gorée !

Et dans la cour de l'asile funeste
Sous le feu de l'édit concentrationnaire
Mes frères fin prêts pour le désert
Mais Tanja prie le dieu de ses aïeux yoruba.

Ô Tanja ! ne cesse pas d'implorer Olodumare !
J'entends crier ton nom un cerbère :
''Tanja ! Où te caches-tu, Tanja ?
Tanja, tu n'échapperas pas ! Fini, les leurres !

© Charles Coulibaly Nountché
Peinture: laurent-jacqua.blogs.nouvelobs.com

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